Outil gratuit et accessible à tous

C'est parti

Compagnie  Bohême  en  Gouaille

 

 

 

Ce spectacle a été joué

pour la première fois

le 14 mai 2015 à Ath 

au festival

" Les Sortilèges, rue et vous "

 

Et le dimanche 28 juin

au festival

" Risquons tout en Gouguette " à Mouscron

Extraits du spectacle ( des extraits de Monsieur Loyal, de l'égoïste et de quatre phénomènes de vie.... Amusez-vous bien !

 

Monsieur Loyal : « Mesdames et messieurs , merci ! Mesdames et messieurs, merci d'être là ! En ce lieu mâché par le tourniquet de nos pas incessants, en ce lieu exhalant nos habitudes aveugles telles des ruines sans âge... Mesdames et messieurs, il est l'heure qu'il est, il est l'heure de vous offrir le plaisir d'être étonné par la beauté qu'est la monstruosité ! Monstruosité de l'enfant à la gueule de chien ? Monstruosité de la femme à barbe ? Monstruosité de l'homme crapaud ? Monstruosité de l'homme aplati par sa propre masse ? Non ! Monstruosité de l'homme civilisé ! Regardez -les ! Ne sont-ils pas grotesques, pittoresques, touchants, tragiques et déroutants ? En un mot : beaux ! Quoi qu'il en soit, applaudissez-les ! Ils sont là pour vous ! »



Description détaillée du spectacle

 

Le Résumé. Dans un bout de coin de ville : un théâtre, un café, une cour, un parc, un supermarché, une rue, un croisement de rues… une foire s'installe. Un monsieur Loyal et son égoïste ( bouffon de son état ) remercient les gens de bien vouloir découvrir leurs phénomènes plus incroyables les uns que les autres. Mais, surprise, ces phénomènes ne sont pas une femme à barbe, un homme-lion mais deux vielles inséparables, une prostituée, un gars parsemé de mensonges, une femme particulièrement fatale, un amoureux désireux de tendresse, deux enfants à l'innocence fêlée, un solitaire apeuré… des « phénomènes de vie » grotesques, pittoresques, touchants, tragiques et déroutants... des phénomènes de vie nous ressemblant étrangement, leur folie n'étant pas moins ordinaire que toute autre folie... des phénomènes de vie faisant partie de ce que nous pouvons appeler « l'homme civilisé ».



L'envie de ce spectacle. En créant une pareille foire, n'est-ce pas une manière de poser des questions sur notre façon de regarder, de condamner l'autre, de l'enfermer dans sa « folie » ? En utilisant l'ambiance de la foire, l'envie est de créer une distance amusée et déstabilisante entre le spectateur et les personnages, ainsi, faire naître une certaine poésie, une certaine magie dans son regard et le fragiliser dans sa manière de trouver l'autre « beau » ou « laid », « fou » ou « normal ». Qui est fou ? Qu'est-ce que cela veut dire ? Sommes-nous fous ou tout simplement des individus égarés qui tant bien que mal font ce qu'ils peuvent pour exister la vie ? Aussi, qui que nous soyons, ne sommes-nous pas tous des phénomènes de vie et en même temps des passants, rien que passants anonymes ? Pour cette raison, d'ailleurs, que les « phénomènes de vie » que notre foire présente sont, dans leur « folie », particulièrement universels.


 

L'ambiance du spectacle. Comme pour toute foire, l'important est le grotesque et une certaine énergie illuminée.

  Un grotesque dans le sens qu'il est une forme de comique entre sérieux et risible, instable, tirant d'un côté ou de l'autre, un tragique allant au dérisoire, ou un comique altéré, fêlé. Il provoque un rire qui peut être mêlé d'horreur, de tendresse, de tristesse, d'empathie. D'autant que l'envie du spectacle n'est pas d'être un reportage qui serait un miroir de l' «homme civilisé », mais un reportage décalé qui chercherait à faire sortir le grotesque tragique, tendre et comique de l' « homme civilisé ».

 Une certaine énergie illuminée dans le sens qu'elle nous permet, en donnant l'impression de créer un monde en même temps familier et inconnu, de regarder autrement la « monstruosité » de l'autre et donc de fomenter de la poésie et de la magie dans notre regard interne et extérieur.


Le décor. Le décor est simple, pauvre mais beau. Il est composé d'un paravent et d'un coffre sobrement théâtralisés. Ces deux éléments créent l'espace foire dans lequel se rajoutent les objets des scènes joués, le décor de base devant se marier parfaitement avec chacune des scènes et chaque scène devant être un tableau. Toute cette foire est faite de « bouts de ficelles » afin de pouvoir bouger facilement et de créer un hors-temps. Nous sommes de simples saltimbanques qui viennent au plus près des gens pour les amuser, les émouvoir avec leur foire emplie de phénomènes plus beaux les uns que les autres.


Les costumes. Chaque comédien a un costume de base. Les éléments représentant les « phénomènes de vie » restent simples. Pour qu'ils puissent se détacher du décor « foire », nous avons voulu leur donner un côté « passant ». Si le jeu et les dialogues tendent parfois vers l'absurde afin de mieux faire ressurgir le grotesque recherché, les costumes des personnages ne doivent pas les typer de trop afin qu'ils puissent être en même temps des phénomènes de vie et en même temps des passants anonymes. Par contre Monsieur Loyal et son égoïste ( son homme à tout faire, bouffon de son état ) auront des costumes parfaitement typés.

 

    La naissance du spectacle

 

La naissance du spectacle. L'envie à la base était de faire un spectacle tout-terrain qui irait là où les gens ont leurs habitudes. Nous voulions créer des instants de théâtre pouvant surgir de partout, pouvant créer des fissures, des moments de suspends dans le déroulement de la vie des gens. L'envie était de faire ressentir que chaque espace, chaque moment peuvent être des instants de rencontres inattendues, quelles qu'elles soient. L'envie était aussi de créer un spectacle aux formes multiples afin qu'il puisse être joué dans un théâtre, lors d'un festival de rue, dans un café-théâtre et, spontanément, dans l' « espace quotidien des villes ». Et, en occupant par surprise divers lieux communs, n'est-ce pas un moyen de toucher un public plus large et si beaucoup de gens ne vont plus au théâtre, n'est-ce pas tout simplement parce que leur vie, leurs habitudes se sont éloignées de cet art populaire ? De toutes ces envies est née cette idée de foire : une foire qui pourrait être jouées partout, festival de rue, théâtres, espaces quotidiens.. une foire qui pourrait en même temps créer un moment de hors-temps dans le quotidien des gens et, en même temps, créer une fissure dans leurs habitudes de voir l'autre.

Quelques formes possibles du spectacle :


Formule festival de rue  : Nous proposons de jouer le spectacle en deux parties. Chaque partie étant composée d'un solo et d'une scène dialoguée. Les deux partie présentant des phénomènes de vie différents. Chaque partie dure 30 minutes chacune. Elles sont présentées par Monsieur Loyal et son égoïste. Les deux parties peuvent être jouées chacune dans un lieu différent.


Formule « espace quotidien des villes »  : Nous proposons de jouer chaque scène séparées les unes des autres et toutes dans un lieu différent. Avec la présentation de Monsieur Loyal, chaque scène fait environ 15 minutes chacune.  


        Formule théâtre, chapiteau  : Nous proposons de jouer l'ensemble des scènes mais en tant que spectacle complet avec Monsieur Loyal et son égoïste créant également un silence, un fil de vie durant toute la représentation des phénomènes de vie. Nous pouvons également jouer notre foire dans l'espace quotidien des villes puis dans un théâtre. A ce moment-là, nous proposons de jouer deux ou quatre scènes dans l'espace quotidien des villes et le spectacle complet dans le théâtre.

 

L'EQUIPE DU SPECTACLE


Auteur / Metteur en scène : Bruno Charrier

La pièce " Reportage " a obtenu le prix d'encouragement à l'écriture de la DMDTS

Scénographe : Sophie Barbieux


Avec Sophie Barbieux ( comédienne de la Compagnie )

Julie Verleye ( Formation Conservatoire de Bruxelles )

Bruno Charrier ( comédien de la Compagnie )

Florent Simon ( Formation Conservatoire de Mons )


Création en résidence au CAR ( centre des arts de la rue d'Ath )