Compagnie  Bohême  en  Gouaille

 

 

 

 

« QUELQUE PART UN PAPA »

 

Par les Cies

Bohême en GoUAILLE

Et Pavot Nez Rouge

 

 

 

Une tragédie contemporaine

spectacle à partir de 14 ans


Texte et Mise scène de Bruno Charrier

Avec Johan Tambour

et au piano Loreline De Cat

Avec l'aide à la création du Foyer Socioculturel d'Antoing

 

Quelques mots pour raconter « Quelque part un papa »…



Ses enfants ont peut-être décidé de ne plus le voir, de ne plus l'aimer, de le rejeter corps et âme, quelque part un papa, quelque part il reste leur papa. Il le sait. Ils le savent. Ce qu'il sait également, c'est qu'il ne veut plus subir toute cette histoire, « la violence de son geste qui, au fond, ne veut rien dire. ». Il a besoin de se sentir à nouveau dans le mouvement de la vie, de se réapproprier entièrement la respiration de son âme. Il ne veut plus mourir. Il veut renaître. Seul chez lui, il se crée un espace de rêve où, avec l'écoute du public et la complicité d'une musicienne, il va apprendre à tourner la page et s'offrir le droit de vivre entièrement son avenir. «  Je vois… Je vois mon avenir respirer… mourir toute violence… ne pas tomber dans le leurre… je vois… je vois les morceaux fracturés de mon être couper les fils qui font de moi le prisonnier de mes enfants. Je vois… avec, en moi, un vide qui me liera éternellement à eux, à leur amour, je vois le temps me faire la courte échelle, me sortir de ce trou noir qui fait de mon être... de mon être... être... être libre. Je vois mon histoire... mon histoire... la belle histoire... je vois mon histoire chanter la belle histoire qui m'attend. N'est-ce pas mon amour ? » D'autant que notre personnage vient d'être une nouvelle fois d'être papa et pour cet enfant, il doit réapprendre à respirer librement.


Ce spectacle parle, de manière humaine et poétique, de la souffrance d'un homme qui veut réapprendre à vivre. A aucun moment, il ne cherche à manipuler le spectateur ou bien à le rendre voyeuriste et juge. D'ailleurs, personne ne saura rien de ce qui s'est passé. Ceci, afin que chacun puisse s'approprier la parole de cet homme et construire le spectacle avec sa propre histoire. Ce spectacle est, avant tout, une écoute humaine où chacun peut laisser battre son coeur.

 

 


LES RETOURS DES SPECTATEURS...

" Votre spectacle me fait frémir à nouveau.  Merci pour cette leçon de vie.  Je souhaite que ce spectacle soit vu par tous les juges et avocats. Qu'ils comprennent que l'amour doit être plus fort que l'argent. " Colette


" Au delà des prestations artistiques évidentes, j'ai rarement eu l'occasion d'assister à un spectacle qui suscite autant de débats par la suite. C'est fou, tout ce qui a pu se raconter au coin du bar notamment, que de langues déliés, que de personnes concernées. Les répercutions me semblent plus que positives. Merci à cette fine équipe, ceux et celles qui les ont accompagné(e)s et Yohan pour son courage. " Dorothée Maillard


Article du Théâtre Coquemitaine ( Rita Cobu)


Le Foyer Socioculturel d'Antoing a accueilli " quelque part un papa" avec Johan Tambour et Loreline de Cat, un spectacle écrit et mis en scène par Bruno Charrier; avec Olivier Deleplanque à l'éclairage. C''est l'histoire du chagrin d'un père renié par ses enfants qui ne veulent plus le voir ni l'entendre. Un père abandonné qui doit construire son bonheur malgré la souffrance.

Sur scène, un piano, un coffre, un vieux fauteuil. Clown bouffon poète, Johan passe d'un monde à l'autre et nous embarque dans son théâtre intérieur. Le piano l'accompagne avec bienveillance, le ramène à la réalité sans déni mais sans ruminer, comme une voix de la mémoire, de la conscience.

Dans la salle, l'émotion est palpable, et après le spectacle, les langues se délient. Il y a tant de pères, invisibles  et muets, qui traversent des épreuves similaires...

 

Note artistique du metteur en scène...


La grande question était : comment arriver à faire du monologue de ce papa un geste universel et non un discours fermé sur lui-même ? (L'envie d'écrire un monologue étant de créer une complicité direct avec le public afin que ce spectacle soit un moment partagé entre différentes histoires. Chaque spectateur ayant ses propres histoires.)

La réponse est venu, enfin de compte, très simplement.


Nous ne voulions pas faire de cette tragédie contemporaine une pièce qui n'aurait été que noire, désespérée. Bien sûr, il y a des moments de folies, de perditions, de vides durant le spectacle mais nous voulions tendre l'atmosphère du spectacle vers la vie. Donc, il aurait été très dommage d'enfermer le personnage dans un univers lourd et mortifère. Dans un spectacle qui cherche à être un moment partagé, l'univers doit servir le personnage et non l'inverse.

Mais comment arriver à cela sans oublier toute la douleur et la violence de l'histoire ? Comment transfigurer le désespoir ? En se servant de toute la magie, de tout le « faux » du théâtre. En faisant de cette histoire, de cette tragédie contemporaine un vrai moment de théâtre, il est alors possible de créer une ambiance qui ne soit pas mortifère, de faire de cette histoire intime un geste ouvert et, de la sorte, de toucher tout spectateur. Ainsi, par exemple, au début du spectacle, pour créer une complicité spontanée avec le public, le personnage se présente en clown. Le clown étant la sincérité même du cœur humain. Pour arriver à tourner la page et à aller vers un mouvement de vie, le  personnage, avec un espace de « théâtre dans le théâtre », se nourrit notamment de l'univers du conte, de la foire et du bouffon. Le bouffon représentant la laideur qu'ont fait les enfants de leur papa.


Toute cette magie du théâtre est également rythmé par des moments de « non-jeu ». Ces moments de « non-jeu » servent au personnage ( et au comédien ) de prendre le temps de ressentir chaque moment présent et passé et à venir afin que tout ce jeu avec le « faux »du théâtre puisse créer un seul et même mouvement : le mouvement vers une respiration libre.


Quant à la musique, elle a un rôle primordial, elle est là pour accompagner le personnage dans sa « quête » et, quand le personnage est à deux doigts d'abandonner, elle est là pour l'aider à aller jusqu'au bout. Chaque spectateur pourra imaginer ce qu'il veut de la pianiste : Est-ce la chaleur amoureuse de sa compagne ? Est-ce l'amitié humaine ? Libre au spectateur de raconter sa propre histoire avec son propre vécu. Il est important dans ce style de spectacle de laisser le spectateur se raconter sa propre histoire afin qu'un lien se crée.

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NOTE D'INTENTION DU SPECTACLE « QUELQUE PART UN PAPA »…

 

« Quelque part un papa », à travers le monologue d'un papa, parle du malheur que peuvent vivre certains parents divorcés ( père ou mère) quand leurs enfants ne veulent plus les voir. Hélas, une situation bien plus répandue que nous pouvons le croire.

Au premier abord, ce sujet peut sembler trop particulier et intime pour avoir un intérêt universel et théâtral. Mais, en étant un espace d'écoute et de partage, n'est-ce pas un des rôles du théâtre que de rendre universel un sujet qui ne l'est pas à priori ? Et, n'est-ce pas également la magie du « faux »du théâtre d'arriver à faire d'un sujet comme celui-ci un chant qui peut passer de l'intime à l'universel ? Tout du moins, en créant ce spectacle, ce geste de partage et d'écoute est l'espace scénique que nous avons voulu créer afin que cette histoire puisse être reçue, sincèrement, par d'autres histoires.


S'il fallait décrire l'esprit du spectacle, voilà ce que nous pourrions dire : « partir de l'intimité d'un sujet pour en faire un geste universel afin de parler de l'humanité dans son intimité et, de la sorte, créer un moment de partage et d'écoute. » Le tout, avec une grande délicatesse.


Cette pièce ne se veut pas révolutionnaire, déstabilisante, choquante. Elle veut juste être un moment partagé : pouvoir toucher chaque personne dans sa propre histoire, les ados et leur relation avec leurs parents, les parents et leur difficulté à pouvoir partager leur peur, leur douleur, etc. D'autant que notre désir n'était pas de faire de ce sujet un soliloque psychologique mais un spectacle qui peut offrir du rêve, de la poésie et de l'espoir. Rêve, poésie, espoir qui permettent à la pièce de mieux se faire entendre et donc, de mieux toucher le tout-un-chacun, qu'il soit ou non concerné par le sujet de l'histoire. Car, quelque soit nos histoires, n'avons-nous pas besoin d'espoir ? Et, cette pièce suit un papa qui cherche à retrouver un mouvement de joie donc d'espoir et d'avenir.


Évidemment, cette pièce n'est en aucun cas moralisatrice ou assassine envers les enfants et la mère des enfants. Elle est la parole d'un papa face à l'absence violente de ses enfants et non la parole d'un papa contre ses enfants et la mère de ses enfants. Raison pour laquelle la mère n'est quasiment jamais citée.


Si cette pièce est la parole d'un papa, elle n'est et n'est pas un regard social sur un problème sociétal. Pour qu'elle puisse être un moment partagé, il est important que les personnes qui verront ce spectacle le reçoivent et le comprennent avec leur cœur, leur vécu et non avec leur intellect.

VIDEO COURTE DU SPECTACLE...                    bon visionnage...